Comment ça marche
MyValue applique à une PME les méthodes usuelles de l'évaluation d'entreprise, à partir de son identité publique et de ses comptes. Voici ce qui se passe, dans l'ordre.
1. Les chiffres
Vous déposez le bilan avec sa liasse fiscale (PDF). Le document est lu par un modèle d'IA, puis chaque montant proposé est vérifié : s'il ne figure pas dans le document, il est écarté. Les dettes financières sont reconstituées ligne à ligne (emprunts obligataires, bancaires, dettes financières diverses, comptes courants d'associés) pour ne rien compter deux fois. Si le document est un scan, ses pages sont d'abord transcrites depuis l'image. Dans tous les cas, vous validez chaque montant avant tout calcul ; si la lecture automatique échoue, vous recopiez vous-même les montants du bilan.
2. L'entreprise
Le SIREN est lu dans le bilan, sans IA, puis vérifié dans le registre public des entreprises (annuaire-entreprises.data.gouv.fr) : dénomination, code d'activité, forme juridique, date de création, effectif et siège. Si le nom du registre diffère de celui du document, nous vous le signalons ; si aucun SIREN n'est lisible, vous l'indiquez ou recherchez l'entreprise par son nom.
3. Le secteur
L'activité est rattachée à l'une de 22 familles (restaurant, commerce, artisanat et BTP, services, industrie, SaaS, holding…). Chaque famille porte ses méthodes, ses multiples et ses barèmes, ainsi que leur pondération. Vous confirmez ou corrigez ce rattachement.
4. Les méthodes
Les méthodes du guide de la DGFiP (édition 2026) : valeur patrimoniale (actif net réévalué, fonds de commerce ou goodwill compris) et valeur de rentabilité (capitalisation du résultat d'exploitation normatif, multiple d'EBE, multiple de revenus récurrents, valeur de rendement si la société distribue). Les flux actualisés servent de recoupement. Une méthode dont une donnée manque est écartée, jamais remplie par défaut.
5. La fourchette
La valeur patrimoniale et la valeur de rentabilité sont combinées selon la taille de l'entreprise et le bloc évalué, comme le prévoit le guide. Vos réponses qualitatives fixent la prime de risque et la position dans les multiples, sans jamais compter deux fois un même risque. Les données manquantes ou non retraitées élargissent la fourchette plutôt que de la fausser.
6. Le rapport
Un rapport PDF paginé restitue le tout : cadre de la mission, diligences non réalisées, analyse financière, méthodes retenues et écartées, mise en œuvre détaillée, ajustements, synthèse, tableaux de sensibilité, réserves. Selon que vous vendez ou achetez, une lecture dédiée traduit ces résultats en actions.
Ce que l'outil ne fait pas
- Il ne vérifie pas les comptes : les soldes sont retenus tels que déclarés ou lus.
- Il ne réévalue pas les actifs (immobilier, matériel, stocks) à leur valeur vénale.
- Il ne lit ni les contrats, ni les baux, ni les engagements hors bilan, ni les litiges.
- Il ne projette pas un plan d'affaires : les flux actualisés extrapolent le dernier exercice.
- Il ne fixe pas un prix : la fourchette est un repère pour la négociation, pas une conclusion.
Confidentialité
Le registre public ne reçoit que le terme recherché. Le bilan déposé est transmis au service d'IA configuré sur le serveur pour en lire les montants, et n'est pas conservé après lecture. La note affichée au moment du dépôt précise quel service reçoit le document. Pour le relevé des antécédents, le SIREN et la dénomination sont transmis au BODACC, au registre des gels d'avoirs, à Pappers et à Judilibre (Cour de cassation) ; Pappers reçoit aussi le nom et le mois de naissance des dirigeants, pour retrouver leurs autres sociétés. Ces réponses, réduites à ce que le rapport utilise, restent en mémoire sur le serveur 24 heures au plus, pour ne pas les redemander. Les chiffres validés et le rapport ne sont stockés que dans votre navigateur.